{"@context":"http://iiif.io/api/presentation/3/context.json","id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/iiif/gq6qz24487/manifest","type":"Manifest","label":{"en":["Entrevue avec Roland Piquette \u0026 Zéa Piquette (née Chévigny)"]},"logo":"https://d9jk7wjtjpu5g.cloudfront.net/organizations/logo_images/000/000/128/original/UA_Logo_WHT_RGB_%281%29.png?1725471982","metadata":[{"label":{"en":["Rights Statement"]},"value":{"en":["In copyright. 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Mme Piquette va maintenant nous donner\r\nune recette.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=0.0,24.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/2","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Mme. Piquette: Ceci est une recette de ma mère, Mme Albert Chevigny Proulx. Ça a été transféré à ses filles des… des œufs à la neige. On avait… On faits toujours le dimanche. C'est deux tasses de lait, quatre oeufs, oh là, puis une demi-tasse de sucre, une cuillerée à thé de vanille et un peu de… un peu de sel. Séparez les jaunes et les blancs, d’oeufs. Battez, les blancs très durs avec le sel. Faite chauffer le lait sur un feu très bas ou “double boiler” jusqu'à très chaud. Lâchez les blancs d'oeufs par petites boules sur le lait très chaud. Cuire pour une ou deux minutes. Tournez sur l'autre côté et cuire encore. Mettre ces petites boules de neige dans un grand plat. Ensuite, battez les jaunes d'œufs avec le sucre. Ajoutez un peu de lait chaud et mélangez ensemble. Versez lentement dans le lait chaud. Cuire lentement en brassant constamment jusqu'à la crème aux œufs soit un peu épaisse. Verser dans un bol. Mettre les boules de neige sur la crème aux œufs. S'appoudrer avec un peu de muscade, au désir. Et puis laisser refroidir. Je sais qu’il fait pour six personnes.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=24.0,134.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/3","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Mme Piquette: Um, aussi on avait des remèdes que… qu'on faisait à la maison. Les vieux remèdes que maman, les mamans transféra de ses anciens. Et puis, quand je me suis mariée ma maman m'a donné ces…ces recettes-là. On avait des oies. On faisait fondre la graisse d'oies. On achetait le camp par carré. On mélangeait ça ensemble. Puis, quandque les enfants étaient malades, là, on ne pouvait pas leur donner des mouches de moutarde. C'est trop fort pour eux-autres. Faite qu’on les frottait avec de l'huile camphré. Puis, on mettait des flanelles sur leur poitrine. Dans le dos. Puis ça leur guérissait. Et puis aussi, quandque les bébés étaient échauffés là, on n'avait pas tout ça de dongan comme qui on en a dans, dans les drugstores, comme on dit. On faisait fondre l'huile de mouton. La graisse de mouton. Et puis on gardait ça dans des… des plats comment…des bocaux là. Et puis, quand qu’ils avaient envie d'être échauffés, on les mettait ça à chaque… chaque fond. On faisait fondre un peu de la graisse de mouton. Puis ça faisait comme une sorte de… de cire. Puis guerrisait la journée là, un peu vite. Et puis après ça, bien, on lavait les…  le bodin, fait ça pour la fièvre.\r\n\r\rM Piquette: (...)\r\n\rMme Piquette: Bien, je dis non, il y avait un morceaux avait ça. C’est ça que fesait. Nous avions… Uh… Nous avions aussi des… des mouches d'oignons. Quand les enfants avaient le rhume ou les adultes. Et puis, on tranchait des oignons par tranche. Et puis, on les mettait entre les…\r\n\rInf.: Du linge\r\n\rMme Piquette: Uh… du… du linge, un petit linge sur un bord, puis le…du…un morceau de laine sur l'autre bord pour tenir ça chaud. Et puis ils mettent sur la poitrine. Et puis on ultilisait ça à peu près une heure à la fois. Et puis on en mettait sur le dos et sur la poitrine aussi. Et puis les mouches de moutarde, là, ça c'était pas pour donner ça aux enfants. C'était trop fort. C'était plutôt pour les adultes. Puis on mélangeait ça. Mets près une cuillerée de moutarde avec de la farine, on avait qui mettaient ça tout pur, puis mais ça allait brûler. Faut que tu mettes à peu près un tiers de moutarde avec la… la farine, avec un peu d'eau.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=134.0,310.53421"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/4","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Raymond Ménard: Monsieur Roland Piquette va maintenant nous chanter une chanson.\r\n\rM. Piquette: Je vais vous chanter une vieille chanson de noce qui existe depuis plusieurs années.\r\n\r[Il chante la chanson]\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=310.53421,377.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/5","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e M. Piquette: C'est peut-être une légende, mais c'est quelque chose qui est raconté depuis que je me rappelle. Mes ancêtres avaient été dispersés de l'Acadie, comme de raison, il y en a qui ont été dispersées jusqu'à Nouvelle… uh… Nouvelle-Orléans, d’autres tout le long de la côte atlantique. L'histoire est que, plusieurs années plus tard, plusieurs des autres sont venus… en… c’est en Acadie… retournant en Acadie. Et puis là, mon ancêtre grand-grand-père s'est marié. Ils ont célébré leur 60e anniversaire de mariage. Et puis, il paraît que…ils ont découvert au bout de 60 ans de mariage qu’ils étaient frère et sœur. Depuis ce temps-là, on a rencontré un autre Piquette qu'on ne voit pas aucune…uh… parenté. Et puis lui aussi… lui aussi raconte la même histoire. À cette heure, si c'est des faits ou non, on reste à vous à juger. \r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=377.0,456.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/6","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e M. Piquette: Il y a mon père puis ma mère… \r\n\rRaymond Menard: Leurs noms?\r\n\rM. Piquette: Uh, Alcide Piquette, marié à Deline Daley, une Irlandaise. Et puis l’année où le Klondike s’est.. s’est déclaré, tout le monde de l’est voulaient… voulaient aller là parce.. Pour trouver de l’or. Ça fait qu’ils ont déménagé par train jusqu’à Edmonton et de là, ils ont été à Morinville pendant deux ans. Ils travaillaient… Ils travaillaient avec son oncle, M. Gaudet. Après ça, ila a… ils ont déménagé à St-Albert où je suis né, et presque la majorité de la famille. Ça s’adonne à être le premier secrétaire trésorier du district scolaire de St-Albert. Quelques années plus tard, on a déménagé ici à Plamondon. Les Chévigny frères avaient un magasin et puis il voulaient avoir un… un teneur de livres, autrement...  autrement dit. Puis mère… ma mère était maîtresse d’école et puis venue enseigner à Plamondon. Ça c’est en 1914. Puis le voyage… C’est… C’est aussi la première maîtresse qualifiée que… à Plamondon. Ils sont partis d’Edmonton en train jusqu’à Athabasca Landing, dans ce temps-là, ça s’appelait Athabasca Landing, et puis de l’à, uh…M. Ménard qui venait aussi de St-Albert, M. Émilien Ménard, était venu nous rencontrer avec quatre chevaux, sur une voiture avec une tente. Puis de là, ça a pris deux jours de se rendre à Plamondon. Aujourd’hui, le trajet est seulement à 43 miles, mais dans ce temps-là, le trajet était aux alentours de 70 miles. Il fallait coucher le long du chemin, à la belle étoile, au ras de la petite rivière pour que les chevaux boivent, puis soigner les animaux. Aucun pont existait. Il fallait traverser toutes les “criques” puis les petites rivières, fallait débarquer de la voiture puis passer avec les chevaux, après ça, ils nous portaient sur leurs sos, les enfants, pour traverser les rivières. On s’est adonné à arriver ici le… le 2 novembre. Le lendemain matin, il y avait deux pieds de neige. Fait que je vous dis qu’on était venus en temps. Un coup rendu ici, papa a travaillé pour la compagnie Chévigny et Frères, et ma mère était la première maîtresse qualifiée ici, à Plamondon. Dans ce temps-là, le monde était pas riche. Les trois-quart du monde venait à la messe avec des boeufs, les chevaux étaient rares. Et puis les enfants étaient habillés avec de la laine crochetée à la maison, de leurs moutons. Chaudement, des mitaines, des bas… puis tout était fait à la main.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=456.0,653.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/7","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Raymond Menard: Est-ce que vous me disiez l’autre fois aussi que les femmes allaient pas à la messe ordinairement?\r\n\rM Piquette: Oh, non. Oh, non. Les femmes allaient pas à la messe. Bien rarement. Elles gardaient les enfants. Le trajet était trop long. Il y en a qui venait à la messe d’aussi loin que six milles, comme les Saint-Jean au nord et puis les Chabre. C’est plus proche aujourd’hui parce que les chemins sont faits, mais dans ce temps-là, c’était des “trails”. Fallait que ce monde… monde-là partent avec des boeufs, vers huit heures du matin pour arriver à la messe. Et pris gens une heure pour aller communier, après ils descendaient dans la cave de l’église pour prendre leur lunch après… après la messe, puis ils s’en retournaient chez-eux.\r\n\rRaymond Menard: Quand que vous êtres arrivés à Plamondon, est-ce que vous aviez une maison ici, déja?\r\n\rM. Piquette: Oui, parce qu’on avait été engagés par les Chévigny, on restait au-dessus du magasin, dans un logis. Et puis dans ce temps-là, on chauffait seulement au bois. Puis les maisons, c’est… c'était… Le vent passait au travers. On était jeunes nous autres, fallait… ça nous prenait deux heures après l’école pour fournir la maison de bois. \r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=653.0,722.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/8","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Raymond Menard: Oui. Puis aussi, vous me parliez l’autre fois de la manière que les petits garçons étaient habillées…\r\n\rM. Piquette: Les petits garçons étaient habillés en laine complètement, des bas, des mitaines, des combinaisons, des chemises, des tuques. Ça c’était tout tricoté par les mères de la famille. \r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=722.0,742.94857"}]},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370","type":"AnnotationPage","label":{"en":["English [Transcript]"]},"items":[{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/transcript/68370/annotation/9","type":"Annotation","motivation":"subtitling","body":{"type":"TextualBody","value":"https://d9jk7wjtjpu5g.cloudfront.net/file_transcripts/associated_files/000/068/370/original/transcript_1720224596.vtt20240705-1169497-cpp3zv.vtt20240705-1169497-cpp3zv?1720210196","format":"text/vtt","language":"en"},"target":"https://d9jk7wjtjpu5g.cloudfront.net/file_transcripts/associated_files/000/068/370/original/transcript_1720224596.vtt20240705-1169497-cpp3zv.vtt20240705-1169497-cpp3zv?1720210196"}]},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/index/84313","type":"AnnotationPage","label":{"en":["Entrevue avec Roland Piquette \u0026 Zéa Piquette (née Chévigny) 07-06-2024  0:01 [Index]"]},"items":[{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/index/84313/annotation/10","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Introduction","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=0.0,23.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/index/84313/annotation/11","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Recette: Oeufs à la neige","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=23.0,134.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/index/84313/annotation/12","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Vieux remède","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=134.0,310.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/index/84313/annotation/13","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Chanson de noce","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=310.0,377.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/index/84313/annotation/14","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Légende de la famille Piquette","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=377.0,456.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266/index/84313/annotation/15","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Autobiographie","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243266#t=456.0"}]}]},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267","type":"Canvas","label":{"en":["Media File 2 of 2 - 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Piquette: Ah, oui, dans… dans ce temps-là, les jeunes étaient habillées pareil comme les filles jusqu’à l’âge de trois ans, avant qu’ils se mettent à porter des petites culottes courtes au-dessus des genoux. Tout le linge était fait à la maison. Ils venait… Ils venait à l’école, pas trop souvent, seulement quand qu’il faisait bien beau. Et puis pour… uh… Ils emportaient leur… leur lunch, dans des petites cannes de graisse de trois livres, puis le… le contenant de ces.. ces chaudières-là cétait de la trempette, du lait puis de… du lait puis de… du pain. Quand venait le temps du dîner, les chaudières étaient gelées. Il fallait qu’ils mettent sur ce qu’on appelait dans ce temps-là un “ block stove” pour dégeler leur… leur lunch. Dans ce temps-là aussi, l’école était à un quart de mille du village. Il fallait dans ce temps-là que les écoles soient dans le centre des deux milles carrées. Puis là, notre premier curé, le Père Lepage, il montait la côte un quart de mille du village pour enseigner le catéchisme après l’heure de trois heures.\r\n\rMme. Piquette: Tous les vendredis…\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=0.0,94.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/transcript/68371/annotation/2","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e M.Piquette: Tous les vendredis. Puis ils nous appelaient tous de… des petits « 132 ». Il se choquait ‘Ils sont des plus gros (...)”, mes petits 132, vous allez avoir des claques t’ à l’heure! (rire) Ah, je vous dis que les curés dans ce temps-là, puis l'argent était pas mal rare. Ils faisaient des “parties” de paniers… c’était quelle… quelle femme qui faisait le plus beau panier et puis qui est-ce c’est qui l’acheterait. Je te dis qu’avec pas trop d’argent, il y en a qui sortait pas mal cassé ces soirs-là. Ils achetaient le panier pour être capable de luncher avec leur admirée, comme de raison, puis il y avait pas mal de compétition. Aussi, il y avait le… le jeu des ombrages. Les femmes se cachaient derrière le rideau, puis là il fallait…\r\n\rMme. Piquette: Deviner! \r\n\rM.Piquette: Deviner quelle… quelle femme c’était, parce que c’était pour être votre associée pour manger le lunch. Toutes sortes d’affaires comme ça. C’était le temps de  la ‘vente des ventes’. Ça aussi c’était pas drôle. À toutes les années, le monde avait peu d'argent et ceux-là qui voulaient avoir une place, ils gageaient pas mal plus haut que leurs moyens, puis le curé, ça finissait qu’il y avait eu rien pour le paiement de ses bans… (rire) \r\n\rRaymond Menard: Ça c’était à l’église ? \r\n\rM et Mme Piquette: Ça c’était à l’église. \r\n\rM. Piquette: Oui. Tous les ans, la “vente des ventes” avait lieu. \r\n\rRaymond Menard: Pouvez-vous nous parler aussi des veillées d'autrefois? \r\n\rM.Piquette: Ah oui, surtout de des veillées durant la dépression. Personne avait d’argent, presque.. Seulement qu’à peu près deux, trois familles recevaient aucun journaux. Comme le “Family Herald” ou le “Free Press”. Alors ceux-là qui le recevaient avaient toujours des romans qui se suivaient. Ça fait qu’à chaque semaine, ils se faisaient… ils se faisaient une veillée entre eux, puis celui-là qui avait reçu le papier le leur contait l'histoire de, d'un \"installment” là, comment vous voulez appeler ça… Et puis je vous le dis que c’était pas drôle ça, là, d’entendre conter ces contes-là qui étaient contés.. Ils agissaient comme l’histoire.. \r\nMme. Piquette: Ils actaient….. \r\n\rM.Piquette: Ils actaient comme l’histoire contait. Ça, ça durait de semaine en semaine jusqu’à temps que le conte soit fini, que l’histoire soit finie. Puis, je vous dis qu’il y en avait qui, des fois, racontaient ça mieux que c’était écrit. \r\n\rRaymond Menard: Ah oui?\r\n\rMme. Piquette: Ah oui, puis pour le… pour l’église aussi, ça c’est durant la, la dépression, là. On… Ça coutait 25 cents pour aller jouer aux cartes, puis le dimanche soir on avait... Puis il fallait faire un petit concert aussi, ça durait à peu près une heure, pour attirer le monde, pour que le monde vienne. Et puis maman, bien c’était la belle Chévigny là dans ce temps-là, c'était elle qui était en charge de tout ça. Elle faisait ses… ses petits concerts, puis on…on avait acté, on actait. Les Saint-Jean-Baptiste, ah bien, ça c’était un gros concert. On jouait, Rosalie puis moi, on jouait des duos puis… puis toutes sortes de… C’était tout en français. Puis, il y en avait, là, des… Y en avait mononcle Évangéliste, lui, là, bien, il s’assiait en avant là, puis, il pleurait tout le temps du concert. (rire)  \r\n\rM.Piquette: Je me souviens quand j’étais petit gars, au moins deux fois par semaine on allait chez pépère Jos, le pionnier de la place. Il pouvait conter un conte, là, il durait deux heures. Puis ça, c’était seulement pas conté, c’était acté. Des coups de pieds au plafond puis des… des sauts, puis des grimaces…. On partait de là des fois assez épeurés qu’on courait chez-nous à la maison. Et ça, c’était de soir en soir, cet homme-là avait une patience épouvantable… \r\n\rMme. Piquette: D’amuser les jeunes… \r\n\rM.Piquette: Oui, d’amuser les jeunes… \r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=94.0,322.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/transcript/68371/annotation/3","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Mme. Piquette: Ah oui, puis aussi quand qu’il revenait des États, il ramenait du pop corn. Ça, c’était le seul pop corn qu’il y avait à Plamondon, ça. Là, on faisait toutes des grosses poêlonnées de pop corn, puis on passait ça tout à l’entour… Il emmenait ça en épis et fallait ôter ça de sur l’épi. C’était pas comme à cette heure dans des… des sacs tous prêts, hein. Et puis du ‘peanut butter’. C’est eux-autres qui ont amené les… les premiers gros bocaux de ‘peanut butter’ de… les États. Parce qu’ils allaient se promener, ma mère, il fallait qu'elle aille se promener à tous les deux ans, parce qu'elle s’ennuyait. Ça fait que, c’était tout de quoi que les autres familles avaient pas que pépère faisait… ma grand-mère aussi. \r\n\rM. Piquette: À part de t’ça, c’était le charpentier de la place. Toutes les maisons de Plamondon ont été bâties par.. On l’appelait le père Jos, je sais pas pourquoi parce qu’il était pas vieux … \r\n\rMme. Piquette: C’était le fondateur. \r\n\rM. Piquette: C’était le fondateur, qu’on l’appelait le père Jos.  Et puis les fantaisies qu'il faisait dans des… entour des pignons de maisons, tout faites avec des…des outils, en bois. Des vraies sculptures, il en existe encore ici.\r\n\rMme. Piquette:  Ben, j'en ai. La maison que je suis venue au monde, là, qu’ils ont bâti là, en 1913, et puis quand ils l’ont démanchée là pour le ‘Pioneer Villa’, là, euh… M. Samanaless, là il m’a gardé ça, tout des…  dans tous les coins puis l’entour, là… \r\n\rM.Piquette: Les corniches. \r\n\rMme.Piquette: Des corniches, là. Faite… Tout fait comme des fleur-de-lys, là.\r\n\rM.Piquette: Faites à la mitaine. Pas de… Pas de machines.\r\n\rMme.Piquette: Ça fait que j 'ai ce souvenir là de ... C' etait la plus vieille maison à Plamondon dans ce temps-là qui restait, mais à c't'heure, fait qu’il a été démolie.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=322.0,421.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/transcript/68371/annotation/4","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Mme.Piquette: Ah oui, et puis après ça, quand qu’il est mort, bien c 'est maman qui a pris ... Elle a mis à peu près deux-cent bébés au… au monde, elle, à Plamondon.\r\n\rM. Piquette: L'année de la diphtérie, en 1919, le père Jos a été en ville pour avoir un sérum pour la diphtérie, puis c'est lui qui administrait le sérum, puis sa mère, aux enfants. Autrement, les trois quarts de la… du monde serait mort.\r\n\rMme.Plamondon: Ah, oui. Il était mort plusieurs, comme dans la famille à mononcle Isida Gauthier, il en est mort trois; chez Maxime et puis chez M.Duperron, Stanislas, il en est mort trois ou quatre, à chaque famille là…Puis chez William Plamondon.\r\n\rRaymond Menard: Est-ce que ça a pris du temps avant que vous ayiez une garde-malade ici? Ou… \r\n\rM. Piquette: Ah oui.\r\n\rMme.Piquette: Ah oui. \r\n\rM.Piquette: Seulement qu'en ‘32, ‘33, quelque chose comme ça. \r\n\rMme.Piquette: Oui, en 33, la mademoiselle Alvine Cyr est venue. Ça c'était la première. Oui, elle est venue puis elle avait seulement pas de gages. Elle avait une maison, elle avait restée chez mononcle Georges pour une secousse, puis après, ça, ils lui ont bâti une maison. Et puis chacun lui amenait du manger, et puis quand elle allait à des accouchements, elle demandait s'il y avait de l'argent, peut-être qu'ils lui donnaient cinq piastres mais ... la plupart du temps, il y en avait trois quatre qui l 'avaient pas payée.\r\n\rM.Piquette: Oui, dans ce temps-là, c'était un bébé à tous les ans. Ça, ça manquait pas.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=421.0,511.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/transcript/68371/annotation/5","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Raymond Menard: Puis l'hiver, vous-même, qu'est-ce que vous faisiez pour… pour du travail, étiez-vous obligé d'aller au loin vous-même ou ... Vous aviez toujours resté pas mal à Plamondon?\r\n\rMme.Piquette:  Ah, pas lui ... Non, toi, t'as parti …\r\n\rM.Piquette: Moi, j'ai parti d’ici. J'ai parti d'ici puis j'ai été parti plusieurs années.\r\n\rMme.Piquette: Oui, quand sa mère est morte en 26, là, lui il a été Coal Valley, il a été là dix ans. Et puis ça, là quand on… on était là sept… uh sept ans, ah non, dix ans … il est à peu près dix ans à Coal Valley après ça. Comme dans le temps dur, nous autres on était à Coal Valley, ça fait qu'on s'est pas tellement ressenti ça comme à l'entour d'ici, hein …\r\n\rRaymond Menard: Ah, oui?\r\n\rM. Piquette: Aussi durant la.. La Dépression..\r\n\rMme Piquette: Les gages… \r\n\rM. Piquuette: Les gages étaient cinquante cents par jour. Nous uh… Des fois, ils étaient pas nourris, seulement leur tabac. Et puis quand on est revenu des mines ... À Coal Valley, tout le monde avait des coupons par là, puis on avait jamais assez, mais ici à Plamondon, le monde avait pas d'argent pour acheter la valeur de leurs coupons. Ça fait que ceux-la qui avait quelques piastres, ils prenaient ces coupons-là. puis ils se fournissaient du sucre, puis du beurre et puis de… \r\n\rMme Piquette: La viande \r\n\rM. Piquette: La viande. Et.. uh…Le monde avait pas le… les moyens de payer… d' acheter même la ration des coupons.\r\n\rMme. Piquette: On payait 25 cents pour une grosse volaille d'à peu près sept, huit livres, tout prêt, dans le four ... Ah oui, le monde ont vraiment souffert. Nous autres, on était aux mines, ça fait qu'on était sûrs, on avait un logis, puis on pouvait manger toujours et puis ... Quand même, il fallait faire attention …\r\n\rM.  Piquette: Ça devrait être assez.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=511.0,613.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/transcript/68371/annotation/6","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Mme Piquette: Ah oui, quand on avait des… des mortalités dans la place là, ben là, toute la paroisse se reunissait pour aider et puis amener du manger, parce que c’était… Ça durait trois jours, en. T'avais deux soirs sur les planches et puis ils nourrissaient tout ce monde-là. Ça fait qu'ils lavaient…ils lavaient tout, ils lavaient le corps, puis la.. les avec leurs robes ou leurs habits et la, bien, ils les mettaient sur une sorte de… de brancard là, de… des planches sur des ... \r\n\rM. Piquette: Des chevalets.\r\n\rMme Piquette: Des chevalets, là ... Et puis ils mettaient tous des draps la-dessus, puis en dessous de ça, il mettait une grosse cuve avec de la glace pour tenir le corps frais, et puis bien en arrière de tout ça, ils mettaient tout des rideaux de dentelles, puis des draps blancs. Puis là, il y avait des cierges, et puis de l’eau bénite et puis… Puis là, ils disaient le chapelet à tout le temps, jour et nuit, le chapelet.\r\n\rM.Piquette: Deux soirs. \r\n\rMme.Piquette: Non bien, pour deux soirs et deux jours. Et puis, puis des tombes, a c'était pas des tombes comme.. comme qu’il y a c't'heure. Il avaient des… Ils faisaient leur tombe après qu'ils étaient morts. Bien c’était mon oncle Edouard qui faisait des tombes. Puis, c'était des tombes de bois couvertes en linges noirs. Quand c'était des femmes, c'était violet. Et puis uh…\r\n\rM.Piquette: Avant de descendre les tombes, ils arrachaient les poignées pour s'en servir pour un autre enterrement.\r\n\rM.Piquette: Puis, la, bien, pour les amener au cimetière, là, c'était dans un démocrate, ou des wagon ... ils ont eu un …\r\n\rM.Piquette: Chariot\r\n\rMme. Piquette: Un chariot. C'était dans les 1950, je pense? C'était mon oncle Edouard qui avait acheté ça dans un encan. Puis, là, ça c'est au \"muséum\", à cette heure là, autour de Westlock, là. Puis aussi, c'était pas drôle de voir ce monde-là, hein, les… les corps… Eh, ils étaient tous bleus et puis tout défigurés, là. Ça nous laissait assez une impression là. .. on avait assez peur là, pour les jours après. Puis, c'est mon père, Alben Chevigny qui a été le premier homme, la première personne embaumée à Plamondon. Il est mort à Edmonton puis, ils l'ont ramené ici. Puis après cela, bien, ceux qui mourraient ailleurs, bien, ils allaient toujours les amener à l'hôpital bien, là, ils étaient embaumés, ça c'est en 1934.\r\n\r","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=613.0,756.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/transcript/68371/annotation/7","type":"Annotation","motivation":"transcribing","body":{"type":"TextualBody","value":"\u003cstrong\u003e \r\n00:\u003c/strong\u003e Mme Piquette: Dans… Dans le temps avant Noël, là, on commençait toujours à… à écrire au…au \"Santa Claus\" comme on dit là, à peu près deux mois d'avance, en? Puis on accrochait nos lettres. Puis là, ça, c'était quand j'étais petite, ça. Je sais pas comment est-ce que c’est que maman puis papa arrangeaient ça, mais, toujours bien, on voyait y avait pas, on voyait pas de cadeau, puis il y avait pas d'arbre de Noël et tout ça, puis, là quand c'était la veille de Noël, là, bien là, on se couchait toujours à cinq heures du soir et maman nous arrangeait des tomates avec des biscuits soda. Dans ce temps-là, il fallait faire maigre, hein ... ça fait que là, on allait se coucher puis, là, bien, elle nous réveillait pour aller à la messe de minuit, et puis on allait toujours réveillonner chez mon oncle Georges. Tout sortes, des pattes de cochons, des tourtières, de la saucisse et toutes ces affaires-là. Ça fait qu' on revenait après cela, puis il devait être à peu près, j'imagine, les deux, trois heures du matin et, puis, il y avait rien, on voyait jamais la table de Noël, rien. Ça fait qu' on se couchait tout, et puis là, bien, on se reveillait, il faisait encore noir puis là, on descendait, puis là, il y avait un bel arbre de Noël, tout décoré avec toutes sortes d’affaires dans ce temps-là. Et puis j'imagine que maman venait juste d'être couchée…eh… puis là c'était tout de quoi de nouveau, puis toutes sortes de … tous nos cadeaux étaient là, eh? Mais avant ça…les… Après, on se faisait dire: \"Mais, il faut être bon, parce qu'il y avait des lutins”. Fait qu'à peu près un mois avant Noël, là, je te dis que quand on se couchait, il fallait pas mener de train! Parce que les lutins qui étaient dans le… dans le grenier, dans l’air là, qui entendaient tout puis disaient tout ça au \"Santa Claus\". Fait que là, si on voulait nos cadeaux, ils fallaient se coucher et pas dire un mot, pas faire un son et puis ... Quand je pense à ça! Et puis, ça faisait l'ouvrage … Et quand on s'est mariés, quand j'ai eu mes petits en… mes enfants, on… on restait ici, bien, c'était encore la même chose. Les jeunes, encore, y en parlent et puis ils se couchaient, encore. Ils pensaient aux lutins puis ils voyaient ça dans le grenier en haut, ils pensaient que les lutins les guettaient, tu sais ben. Bien, nous autres, bien, je cachais les cadeaux dans le grenier. \r\n\rRaymond Menard: Ah oui?\r\n\rMme Piquette: Ça fait qu’y avaient… on savait qu'ils auraient pas été regarder… regarder là, parce qu'ils avaient peur des lutins, en?! (rire)","format":"text/plain"},"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=756.0,900.024"}]},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314","type":"AnnotationPage","label":{"en":["Entrevue avec Roland Piquette \u0026 Zéa Piquette (née Chévigny) 07-06-2024  0:16 [Index]"]},"items":[{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314/annotation/8","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Les vêtements, l’école, l'éducation","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=0.0,94.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314/annotation/9","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Activités sociales, la Grande Dépression","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=94.0,322.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314/annotation/10","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Alimentation, Voyages, Charpentier","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=322.0,421.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314/annotation/11","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Médécine","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=421.0,511.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314/annotation/12","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Travail, La Grande Dépression","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=511.0,613.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314/annotation/13","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Les funérailles","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=613.0,756.0"},{"id":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267/index/84314/annotation/14","type":"Annotation","motivation":"supplementing","body":[{"type":"TextualBody","value":"Noël","format":"text/plain","label":{"en":["Title"]}}],"target":"https://ualberta.aviaryplatform.com/collections/1766/collection_resources/130038/file/243267#t=756.0"}]}]}]}